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Historique

Si les randos m’étaient contées…

Les randonnées du vendredi soir ont pour premier départ la Dalle Montparnasse, haut lieu du roller parisien, sous l’impulsion des « Randonneurs fous », puis de l’association Rollermania.

Septembre 1993: Serge, le responsable randonnée de Rollermania transfère le rendez-vous des balades (qui se voulaient d’initiation) à Place d’Italie afin de limiter le nombre de participants, l’ancien attirant quelques éléments perturbateurs. La Place d’Italie n’étant pas un lieu propice à la pratique du roller, a priori seuls les patineurs réellement motivés par la randonnée seront au départ.

Le premier départ voit une douzaine de patineurs prendre la route. Petit à petit, la randonnée se structure, devenant aussi une promenade à thème. Par le bouche-à-oreille, le nombre de participants croît : d’une cinquantaine à l’entrée de l’hiver, il avoisine la centaine au printemps 94 et redescend à 80 durant l’hiver.

Printemps 95 : l’essor du roller in-line se répercute sur les randonnées du vendredi soir et de nouveaux adeptes viennent grossir les rangs des patineurs, dépassant ainsi la centaine. Cette affluence commence à inquiéter les responsables de Rollermania : ils jugent que le problème de la sécurité devient ingérable avec plus de cent « riders » sur les trottoirs. On envisage alors de créer des groupes de niveaux; cela ne se fera pas car Serge, principal animateur annonce suite à un heureux évènement, son retrait de l’organisation pour fin 95. Rollermania stoppe sa randonnée d’initiation à la technique urbaine dès le départ de Serge.

Début 96, malgré le retrait de Rollermania, le noyau dur des riders du vendredi soir décide de continuer les randonnées. Après quelques semaines chaotiques, Sébastien et Marc gèrent efficacement la randonnée, qui continue de faire des adeptes, les grèves de décembre 1995 aidant.

Eté 1996 : On dépasse les 200 participants. Les trottoirs parisiens ne sont plus assez larges pour accueillir la masse de patineurs : Sébastien et Boris sont contraints de descendre sur la chaussée.

En juin 97, le cap des 550 riders est dépassé, ce qui semble alerter la préfecture de police de Paris ; on parle désormais des « rondes de nuit des patineurs du vendredi soir ». Peu après, Boris et Jérôme organisent une équipe de patineurs / encadreurs chargés de maintenir la cohésion du cortège et de faire respecter un minimum de règles de bon sens afin de limiter les risques et entraver le moins possible la circulation.

Fin octobre 1997, les autorités décident de prendre contact avec ceux qu’elles considèrent comme « responsables » de cette joyeuse anarchie : Boris et Adeline (en tant que responsable d’une association roller dans le 13ème – arrondissement de Place d’Italie) sont invités à rencontrer le commissaire du 13ème, puis très vite, la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris.

A leur grand étonnement, Boris et Adeline trouvent des oreilles très attentives auprès de la préfecture et après quelques mises au point, décision est prise de faire participer les forces de l’ordre à la randonnée, afin de régler les inconvénients pour la circulation.

La première expérience de cohabitation patineurs / autorités est celle du 31 octobre 1997, jour de la fête « Halloween » : 350 participants dont la moitié déguisée. Après de nombreuses discussions avec les patineurs, l’association des motards et l’encadrement des patineurs est retenue.

Désormais, Boris propose un parcours à l’avance à la préfecture : celui-ci, après validation par les autorités, est ouvert et encadré par une dizaine de motards.

Dernière étape : par souci de clarté, la préfecture demande aux patineurs de mettre en place une structure officielle sous la forme d’une association loi 1901. Début février 1998, Boris et Sophie créent donc « Pari Roller ».

Début 1998, le roller n’est plus seulement le plaisir de rouler ensemble, mais une philosophie, un phénomène de société : les médias s’y intéressent.

Pari Roller met en place, petit à petit, des équipes spécialisées composées uniquement de bénévoles afin de gérer encore mieux la sécurité des participants.

Mais l’émergence de nouvelles équipes n’est pas forcément « décidée » par les dirigeants de Pari Roller : conformément à l’esprit des randos, il est possible à tout un chacun, en accord avec l’association, de prendre en charge la création de nouvelles structures. La personne qui a l’idée devient généralement responsable de l’équipe.

Ainsi, Pari Roller se dote de nouvelles structures :

  • Un groupe d’encadreurs très complet (plus de 100 personnes) et aux compétences multiples : le Staff, composé au départ des « anciens » de la rando, s’étoffe doucement de nouvelles recrues désireuses de profiter autrement des randonnées. Son rôle principal consiste à rappeler les règles de sécurité aux patineurs et à s’interposer, à chaque carrefour, face automobilistes parfois agressifs qui veulent couper le cortège.
  • Une équipe de secouristes en roller (équipés et travaillant en étroite collaboration avec la Protection Civile – secouristes professionnels suivant les cortèges avec 2 camions).
  • Un Staff Civil composé de patineurs très expérimentés capables d’intervenir très rapidement en n’importe quel point du cortège et surveillant le comportement parfois dangereux de patineurs isolés.
  • Des personnes responsables des adhérents afin de communiquer avec ceux qui nous aident mais aussi de leur organiser des activités spécifiques.
  • Une équipe Web chargée du maintien et du développement du site Internet.
  • Une équipe chargée de la communication de Pari Roller avec l’ensemble des patineurs mais aussi le reste de la population en contact avec les randos (piétons et automobilistes principalement).
  • et depuis début 2000, une équipe de relations internationales afin d’accueillir et renseigner les étrangers de plus en plus nombreux à venir participer à la rando.

La Préfecture de Police réagit également en créant, à notre grande surprise et à notre grande satisfaction, une brigade roller (la première de la planète en police nationale). Ils font leur apparition sur les Champs-Élysées lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Football. Leur première randonnée est celle du vendredi 12 juin 1998. Après quelques étonnements légitimes des patineurs, ils sont facilement intégrés et acceptés au sein des cortèges.

Cependant, une étape d’importance reste à franchir : la mise en place d’un statut spécifique pour les randonnées. En effet, Pari Roller signe chaque semaine avec la Préfecture de Police de Paris, une « déclaration de manifestation », de la même manière que le fait n’importe quelle structure à vocation hautement revendicative.

Or, cette procédure ne satisfait ni la Préfecture, ni Pari Roller car elle ne correspond pas à une réalité.

Fin Juin 2000, une grosse phase de négociation se met en place avec la Préfecture de Police. Une proposition – relativement imposée – est faite par la Préfecture. Les associations réagissent.

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